Révisez vos règles d'orthographe ! Et pour ne pas en rater, vous pouvez vous abonner au flux.
La formation du féminin des noms de métiers, titres, grades et fonctions se fait de la façon suivante :
1) Le nom masculin se termine par –e, –a, -o et -u
Le féminin est identique à la forme masculine (= formes épicènes).
Ex. une accordéoniste, une soprano, une boutefeu, une tuba
Remarque : poétesse, prophétesse, hôtesse, mairesse, maitresse. Ces emplois consacrés par l’usage sont toujours admis à côté des formes épicènes : une maire ou mairesse, une maitre ou maitresse (d’hôtel, de conférences), une poète ou poétesse.
2) Le nom masculin se termine par –é et -i
Le féminin est formé par l’ajout d’un -e en fin de mot.
Ex. une attachée, une chargée (d’études, de mission), une apprentie
1) Cas général
Le féminin se construit normalement par l’ajout d’un -e en fin de mot.
Ex. une artisane, une commise, une lieutenante, une magistrate
Avec les éventuelles modifications orthographiques liées à la formation habituelle du féminin :
- Le doublement de la dernière consonne (une contractuelle, une chirurgienne, une doyenne, une mécanicienne, une maçonne)
- La modification de la dernière consonne (une créative, une syndique)
- L’ajout d’un accent grave sur la dernière voyelle (une conseillère, une huissière, une officière, une ouvrière, une préfète)
Remarque : L’adjonction du -e est facultative pour une junior(e), une major(e), une sénior(e), une camelot(e), une matelot(e).
2) Le nom masculin se termine par -eur
Cas 1 – Le nom est dérivé d’un verbe (démarcher/démarcheur) ou d’un nom (avion/avionneur)
Le féminin se termine par -euse
Ex. une carreleuse, une chercheuse, une contrôleuse, une avionneuse, une camionneuse, une pisteuse, une basketteuse, une footballeuse
Remarque : les formes anciennes en -esse de défendeur, demandeur et vendeur : défenderesse, demanderesse, venderesse, sont conservées dans la langue juridique.
Cas 2 – Le nom masculin n'est pas en rapport direct avec un verbe ou avec un nom
Le féminin est identique à la forme masculine
Ex. une ingénieur, une procureur, une professeur
Remarque : au Québec et en Suisse, on rajoute un -e final (une
assesseure, une censeure, une commandeure, une entrepreneure, une
gouverneure, une ingénieure, une professeure, une proviseure).
Exceptions : une ambassadrice, une prieure, une supérieure.
3) Le nom masculin se termine par -teur
Cas 1 – Le nom répond à au moins un de ces trois critères :
- il ne dérive pas d’un verbe (agriculteur, aviateur, instituteur, recteur)
- il dérive d’un verbe ne comportant pas de -t dans sa terminaison
(calculer/calculateur, conduire/ conducteur, former/formateur)
- sa famille des dérivés comprend un autre nom en -tion, -ture, -taire
ou –torat (éditeur/édition, lecteur/lecture, tuteur/tutorat)
Le féminin se termine par –trice
Ex. une administratrice, une aviatrice, une directrice, une tutrice, une
rédactrice, une rectrice, reporter(eur)/reportrice, supporter(eur)/supportrice
Cas 2 – Dans tous les autres cas (si le nom dérive d’un verbe comportant un -t- dans sa terminaison (acheter/acheteur) ou sa famille des dérivés comprend un autre nom en -tion, -ture, -taire ou –torat)
Le féminin se termine par -teuse
Ex. une acheteuse, une rapporteuse, une toiletteuse.
Exceptions :
- pour auteur et pasteur, on a le choix d’ajouter ou non un -e en fin de mot : une auteur(e), une pasteur(e)
- pour docteur, on a le choix entre une doctoresse et une docteur(e)
- pour sculpteur on a le choix entre une sculptrice et une sculpteur(e).
La forme féminine est identique au masculin.
Ex. une clown, une gourou, une imprésario, une jockey, une judoka
Exceptions : une pizzaïola, une torera.
Les formes abrégées et les sigles sont épicènes : une extra, une O.S., une P.D.G.
Les substantifs sont féminisés selon les règles énoncées ci-dessus, les adjectifs et les participes s’accordent au féminin
Ex. une ajusteuse-outilleuse, une chef adjointe, une contrôleuse-vérificatrice, une déléguée territoriale, une directrice financière
Lorsque le nom désigne de manière explicite la personne de sexe masculin, il est remplacé par son équivalent féminin : un confrère/une
consoeur, un garçon (boucher, d’étage…)/une fille (bouchère, d’étage…), un homme (d’entretien, -grenouille)/une femme (d’entretien, -grenouille…).
Sans oublier l’usage consacré : l’équivalent féminin de garçon de café est serveuse. De même pour les mots empruntés aux langues étrangères : l’équivalent féminin de barman est barmaid, celui de rugbyman est joueuse de rugby ou rugbywoman, celui de steward est hôtesse.
Enfin, au-delà de ces règles grammaticales à respecter en vertu de l'égalité des sexes, certains noms ne se féminisent pas ou résistent à la féminisation : une écrivain, une chef, une conseil (juridique), une mannequin, une marin, une médecin, une clerc, une témoin.
On hésite, ou l'on croit fermement que ces noms sont féminins... en fait ils sont masculins :
un aconit (c'est une plante)
un acrostiche (forme littéraire)
un ail
un akène / achaine (fruit sec)
un alcool
un alvéole
un amalgame
un ambre
un amiante
un amphibie
un amphithéâtre
un anathème (condamnation publique)
un anthracite (charbon)
un antre
un apogée
un apologue (fable moralisatrice)
un apothème (élement de géométrie)
un appendice
un arcane (chose mystérieuse)
un argent
un armistice
un arôme
un artifice
un asile
un asphalte
un astérisque
un augure (de mauvais augure...)
un autodafé
un automne
un balustre (petite colonne)
un camée
un chrysanthème
un contralto
un corymbe
un coryphée (chef du choeur dans le théâtre grec)
un coryza (rhume de cerveau)
un éclair
un edelweiss
un effluve
un élysée
un élytre (aile d'insectes)
un emblème
un emplâtre
un empyrée (partie du ciel habitée par les dieux)
un épilogue
un épisode
un esclandre
un érésipèle / érysipèle (maladie de la peau)
un escompte
un girofle
un hallali (alerte à la chasse)
un haltère
un harmonica
un hémisphère
un hospice
un hyménée / hymen (mariage)
un hymne
un incendie
un indice
un insigne
un intervalle
un interstice
un ivoire
un jade
un lange
un légume
un lignite (roche)
un mausolée
un myrte
un obélisque
un orbe
un ouvrage
un pétale
un pétiole (partie d'une feuille)
un planisphère
un pleur
un rail
un sépale (partie d'une fleur)
un tentacule
On hésite, ou l'on croit fermement que ces noms sont masculins... en fait ils sont féminins :
une acné
une acoustique
une agrafe
une alcôve
une alèse
une algèbre
une amnistie
une anagramme
une ancre
une anicroche (petit obstacle ou ennui qui arrête)
une ankylose (disparition des mouvements d'une articulation)
une anse
une antichambre
une antilope
une apothéose
une artère
une atmosphère
une autostrade
une azalée
une chrysalide
une ébène
une ébonite (caoutchouc isolant)
une ecchymose
une écharde
une écritoire
une égide
une encaustique
une éphéméride
une épigramme (forme littéraire)
une épigraphe (inscription sur un édifice / citation d'un auteur en tête d'un livre)
une épitaphe (inscription sur un tombeau)
une épître (passage de l'Ecriture Sainte lu à la messe)
une équivoque
une gent
une gemme
une glaire
une immondice
une impasse
une mandibule
une oasis
une octave
une odyssée
une omoplate
une orbite
une oriflamme
une paroi
une patère
une penne
une primeur
une primevère
une réglisse
une sentinelle
une scolopendre
une vésicule
© 2009-2010 Orthozen - Tous droits réservés - Déclaration CNIL N° 1353897 du 24/03/2009